Bronchiolite : protéger les nourrissons dès le début de la saison

La campagne de prévention de la bronchiolite 2026-2027 a débuté le 14 septembre en France métropolitaine. C’est le bon moment pour rappeler les gestes qui réduisent le risque de transmission et les possibilités de prévention proposées aux familles.
La bronchiolite est une infection respiratoire très contagieuse, le plus souvent due au virus respiratoire syncytial (VRS). Elle touche surtout les enfants de moins de deux ans. Dans la majorité des cas, l’évolution est favorable, mais les nourrissons les plus jeunes peuvent présenter une forme nécessitant une surveillance renforcée ou une hospitalisation.
Les gestes du quotidien restent essentiels. Avant de toucher un bébé, lavez-vous soigneusement les mains à l’eau et au savon ou utilisez une solution hydroalcoolique. Évitez d’embrasser le nourrisson sur le visage ou les mains lorsqu’on est enrhumé, limitez les contacts avec les personnes malades et ne partagez pas biberons, tétines ou couverts. Aérez régulièrement les pièces et protégez toujours l’enfant de la fumée de tabac.
Deux stratégies médicales permettent aussi de réduire le risque d’infection à VRS chez le nourrisson. La première est la vaccination de la femme enceinte entre la 32e et la 36e semaine d’aménorrhée, pendant la période recommandée. Les anticorps transmis par la mère contribuent alors à protéger le bébé durant ses premiers mois de vie.
La seconde repose sur l’administration d’un anticorps monoclonal directement au nouveau-né ou au nourrisson. Il ne s’agit pas d’un vaccin : ce traitement apporte des anticorps prêts à agir pour la saison. Le choix entre ces deux possibilités dépend notamment du terme de la grossesse, de la date prévue de naissance, des antécédents et d’une éventuelle vaccination maternelle. Il doit être discuté avec un médecin, une sage-femme ou un pharmacien, sans cumuler les stratégies de sa propre initiative.
Le 16 septembre 2026, l’ANSM a indiqué que le profil de sécurité des traitements préventifs contre le VRS restait rassurant. L’agence rappelle toutefois l’importance de respecter le produit et la dose adaptés au poids et à l’âge du nourrisson. Ces traitements doivent donc être prescrits, délivrés et administrés dans le cadre prévu par les professionnels de santé.
Si un bébé présente un rhume accompagné d’une toux, d’une respiration rapide ou sifflante, demandez un avis médical. Une difficulté à boire ou à s’alimenter, une gêne respiratoire marquée, une somnolence inhabituelle ou une aggravation rapide imposent de consulter sans attendre. Aucun médicament contre la toux ne doit être donné à un nourrisson sans avis professionnel.
Anticiper la prévention dès le début de la saison permet d’en parler sereinement avec les professionnels qui suivent la grossesse ou l’enfant, et de choisir la solution adaptée à chaque situation.