Pollens de fin d’été : les bons gestes pour limiter l’exposition

Les pollens ne disparaissent pas avec la rentrée. À la fin de l’été et au début de l’automne, certaines plantes continuent d’en libérer, notamment l’ambroisie dans les zones où elle est présente. Chez les personnes sensibles, l’exposition peut provoquer un nez qui coule ou se bouche, des éternuements, des démangeaisons, des yeux rouges ou larmoyants. Elle peut aussi aggraver un asthme déjà connu.
Le ministère chargé de la Santé recommande d’abord de suivre les informations sur les pollens et d’adapter ses activités lorsque le risque est élevé. Les concentrations varient selon la météo, les végétaux présents et le moment de la journée. Ces informations permettent d’anticiper sans pour autant rester systématiquement enfermé.
À la maison, quelques habitudes réduisent la quantité de pollen ramenée à l’intérieur. Aérez de préférence tôt le matin ou tard le soir, lorsque les émissions sont généralement moins importantes, puis refermez les fenêtres. Rincez vos cheveux le soir afin d’éviter de déposer des pollens sur l’oreiller. Les vêtements portés dehors peuvent être laissés hors de la chambre. Évitez aussi de faire sécher le linge à l’extérieur lors des périodes très polliniques, car les grains peuvent s’y fixer.
En extérieur, le port de lunettes aide à limiter le contact avec les yeux. Évitez de vous frotter les yeux et privilégiez, si possible, les activités sportives ou les promenades après la pluie plutôt que lors des journées sèches et venteuses. Les travaux qui remettent les pollens en suspension, comme la tonte ou le débroussaillage, sont à reporter quand le risque est élevé. En voiture, gardez les vitres fermées et veillez à l’entretien du filtre d’habitacle selon les recommandations du constructeur.
La fumée de tabac, les parfums d’intérieur et certains produits irritants peuvent accentuer l’inconfort respiratoire : mieux vaut limiter ces expositions pendant la période pollinique. Si un traitement a été prescrit pour une allergie, respectez les modalités indiquées par le professionnel de santé et ne le modifiez pas de vous-même.
Des symptômes répétés ou gênants méritent un avis médical afin d’en rechercher la cause et d’adapter la prise en charge. En cas de gêne respiratoire importante, de sifflement inhabituel ou d’aggravation rapide, il faut demander rapidement une aide médicale.
Le pharmacien peut vous aider à reconnaître les situations qui nécessitent une consultation, à vérifier la bonne utilisation d’un traitement déjà conseillé et à éviter les associations inadaptées. Les gestes de prévention restent utiles tout au long de la saison, même lorsque les symptômes semblent diminuer.