Conseils santé

Rhume d’automne : les bons gestes pour se soulager sans risque

Dr Soumeya Dahmani · Pharmacie de Oinville
Mouchoirs, verre d’eau, tasse et plaid dans un intérieur lumineux aux couleurs de l’automne.

À l’automne, le nez qui coule ou se bouche, les éternuements et la gêne dans la gorge deviennent fréquents. Chez l’adulte, un rhume ou une rhinopharyngite est le plus souvent bénin et guérit spontanément en quelques jours. L’objectif est surtout de retrouver du confort et d’éviter de transmettre le virus à son entourage.

Quelques gestes simples peuvent aider. Aérez régulièrement les pièces et maintenez une température intérieure modérée, autour de 18 à 20 °C. Buvez de l’eau régulièrement. Pour humidifier l’intérieur du nez, du sérum physiologique ou un spray d’eau thermale ou de mer peut être utilisé. L’embout ne doit pas être partagé entre plusieurs personnes. Dormir avec la tête légèrement surélevée peut aussi faciliter le passage de l’air.

Les médicaments ne sont pas toujours nécessaires. Si la gêne persiste malgré ces mesures, demandez conseil à votre pharmacien avant toute automédication, en particulier en cas de grossesse, de maladie chronique ou de traitement habituel. Lisez la notice, respectez la dose, l’intervalle entre les prises et la durée recommandée. Vérifiez également la composition des produits utilisés afin d’éviter de prendre plusieurs médicaments contenant la même substance.

Pour le nez bouché, les médicaments vasoconstricteurs contenant de la pseudoéphédrine ne sont plus accessibles sans ordonnance depuis le 11 décembre 2024. Les sprays nasaux vasoconstricteurs sont eux aussi soumis à prescription. N’utilisez pas un ancien traitement et ne donnez jamais votre médicament à un proche, même si ses symptômes semblent similaires.

Pour protéger l’entourage, lavez-vous régulièrement les mains, utilisez des mouchoirs jetables et jetez-les après usage. Toussez ou éternuez dans votre coude lorsque vous n’avez pas de mouchoir. Le port du masque est utile en présence de symptômes, notamment au contact de personnes fragiles ou dans les lieux très fréquentés.

Un avis médical est nécessaire si les symptômes s’aggravent brutalement, persistent au-delà de 15 à 20 jours ou s’accompagnent de signes inhabituels : température supérieure à 38,5 °C, difficultés à respirer ou à avaler, maux de tête intenses, vomissements, forte douleur à l’oreille ou douleur marquée d’un seul côté du visage. Les personnes immunodéprimées ou atteintes d’une maladie chronique doivent demander conseil plus tôt.

En cas de doute, votre pharmacien peut vous aider à choisir une mesure adaptée et à repérer les situations qui nécessitent une consultation.